Née avec le XXe siècle, au moment de la fameuse Exposition Universelle de 1900 à Paris,
la Collection Gallia tire son nom d'un alliage de métaux qui a marqué son époque.
Gallia, un nom qui fait référence à "Gaulle", et dont le poinçon et symbole seront le coq, mettant ainsi l'innovation française à l'honneur, une fois de plus.
Cette matière a marqué l’histoire de Christofle. D’une grande qualité et d’une plus grande dureté pour l’orfèvrerie de table, elle a l’avantage d’être massive, de durer plus longtemps et de pouvoir être fondue dans un moule d’acier, au lieu d’être martelée.
Très vite, Gallia va servir de laboratoire d’idées à Christofle, avec des collections aux styles audacieux, modernes, là où les Arts de la Table et les Arts décoratifs en général ne cessent de répéter des motifs Louis XVI, des motifs du XVIIIe et du XIXe siècle depuis 1850.

C’est le moment de l’avènement de l’Art Nouveau, qui remet la Nature - une Nature stylisée - au centre du goût. A sa suite, le XXe siècle verra une explosion de nouveaux styles de l’Art déco au modernisme. La collection Gallia permet à la haute orfèvrerie de Christofle d’expérimenter des formes nouvelles.
Dès 1900, des artistes et des designers extraordinaires se rassemblent sous le nom Gallia et l’égide de Christofle, pour proposer des collaborations ornées du poinçon coq, devenant pour un siècle le signe de l’avant-garde.

Avec ces six repose-couteaux créés en 1928, Christofle explore le monde animal par le prisme de l'Art Déco, le mouvement artistique alors émergeant en France et en Europe.
Caractérisé par sa prédilection pour les formes géométriques et symétriques, ce dernier se prête à cette interprétation toute en poésie.
Issus à l'origine d'une collection de douze pièces, ces repose-couteaux figurent six animaux, associés en paire : un chien et un chat, un paon et une colombe, un cygne et un pélican. Ces figures angulaires et allongées suggèrent l'animal et sa posture, avec une économie de détails tendant vers l'épuration.
Le spectaculaire service à thé Sycomore se compose d’une théière, d’un crémier, d’un sucrier et d’un plateau, créé par Christofle en 1904.
Ce motif spécifique à Christofle s’inspire, avec une foison de détails, du feuillage de l’érable sycomore et des disamares, des doubles akènes spécifiques aux érables dont la forme évoque presque celle des ailes d’un papillon au repos. Ces akènes constituent le motif principal du vase Sycomore aux belles proportions lui aussi conçu en 1904.
Au Japon, la libellule est le symbole de l'été et du courage. En Asie, elle est un porte-bonheur.
Choisie dans la faune du jardin et préférée aux papillons, oiseaux ou escargots,
la libellule incarne dans sa représentation de l'Art Nouveau une figure féminine irréelle.
Le vase a été réédité de 2002 à 2004 ; la Coupelle de 1998 à 2008.
Le service à pain Pomme de Pin conçu en 1903 se compose d’une corbeille, d’un ramasse-miette et d’un couteau.
On retrouve un autre vocabulaire décoratif : celui du Style Sapin, une variante régionale de l’Art Nouveau créée en 1900 sous l’influence du professeur d’arts décoratifs Charles L’Eplattenier, à l’École des Arts Appliqués de La Chaux-de-Fonds en Suisse.
Reprenant un motif iconique de l'Art nouveau, le plateau à courrier Chardon, présenté par Christofle à l'Exposition universelle de 1900, arbore la plante épineuse, une plante devenue depuis le symbole de l'Ecole de Nancy le "laboratoire" de ce style (le chardon figure sur le blason de la ville).
Autre élément végétal typique de ce mouvement et de l’influence japonaise, une fleur des champs aux proportions géométriques :
l’ombelle que l’on retrouve sur le vase Ombelle tout en hauteur créé en 1904 par Christofle.
Les ombelles possèdent de longues tiges qui se terminent en un bouquet de plus petites où s’ouvrent à leur sommet de délicates fleurs blanches.
Le vase Primevère du Japon, créé par Christofle en 1900 montre l’influence du style japonisant, très en vogue à la fin du XIXe, sur l’Art Nouveau.
Raffiné, poétique et très inspiré par la
Nature, l’Art Japonais a inspiré de
nombreux artistes de ce courant par ses formes irrégulières, ses lignes élégantes et
ses asymétries décalées sur de
longs formats en hauteur.
Le marque-page 1925, représentation en aplat de l’iconique verseuse du Service 1925. Objet minimaliste qui incarne parfaitement la simplicité et la géométrisation du style Art déco.

Le marque-page Carrier-Belleuse, représentation de la Cafetière L’Union fait le succès signé en 1880 par le célèbre sculpteur Albert-Ernest Carrier-Belleuse, figure incontournable du renouvellement des arts décoratifs au XIXe siècle, bénéficiant de la confiance et du soutien de l’empereur Napoléon III au cours de sa carrière.


Christofle réédite pour la première fois une sélection de pièces d’exception créées
par Christian Fjerdingstad parmi lesquelles deux grands classiques du design, la cafetière
Gigogne de 1926 et le service à thé ou café 1925.
